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Moins de vitrines vides, plus de vie nocturne
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A l’instar de nombreuses communes, Neuchâtel se penche sur la vitalité de son centre-ville et de ses commerces, confrontés à d’importants défis et mutations: baisse du pouvoir d’achat, changement des comportements et essor du e-commerce ne sont que quelques exemples aux répercussions parfois dramatiques sur les petites structures: au mieux elles peinent à tirer leur épingle du jeu, au pire, elles mettent la clé sous le paillasson. Mais c’est un autre constat qu’une récente analyse a dévoilée: le prix au mètre carré des loyers commerciaux est passé de 228 francs en 2019 à 406 francs en 2025. Une stupéfiante «réalité guillotine» susceptible de refroidir l’enthousiasme de toute nouvelle enseigne. Le Conseil communal et sa dynamique déléguée au centre-ville est résolu à empoigner le problème par une série d’excellentes idées: parmi elles, la prospection, l’information et l’accompagnement d’enseignes susceptibles de s’implanter chez nous, tout comme une disposition réglementaire de 2024 obligeant d’affecter les rez-de-chaussées du centre ville à «des activités et commerces assurant l’animation de la rue». Mais nous, socialistes, pensons que les leviers à considérer pourraient aussi inclure l’introduction de nouvelles taxes à l’encontre de ces propriétaires indélicats, éloignés de nos préoccupations locales, basées sur l’autonomie communale en matière fiscale (impôt sur la fortune, valeur locative). Les «vitrines froides» ne sauraient le rester indéfiniment pour de pures raisons de rentabilité. Alors taxons-les! Corollaire: nos autorités veulent redynamiser les nuits neuchâteloises, un récent rapport sur la politique nocturne nous l’apprend. C’est en quelque sorte l’autre face de la médaille pour améliorer l’attractivité locale: l’une de jour, l’autre de nuit, l’une ne pouvant se passer de l’autre. Dans cette optique, nous socialistes demandons un allègement des contraintes sur le bruit et l’extinction des éclairages: car imposer l’obscurité et le silence revient aussi à tuer la vie du centre-ville.

Moins de vitrines vides, plus de vie nocturne

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