Cet éditorial paraissant un 1er avril, la tentation était forte, je l’avoue, de le rédiger sous forme de plaisanterie. Cependant, l’exercice s’est vite révélé bien difficile. Comment encore surprendre, quand le monde lui-même semble parfois rivaliser d’absurde? Les farces, ces jours, peinent à dépasser les déclarations bien réelles de certains dirigeants. Quelque peu dépitée, je renonçai donc à l’humour, mais pas à la légèreté ni à l’optimisme. Une certitude demeure: même dans un monde déroutant, il reste toujours de la place pour la vie. Et après les mois d’hiver, chacune et chacun ressent, j’en suis sûre, ce besoin instinctif de sortir, de respirer, de se projeter. Avec le printemps qui s’annonce – un farceur lui aussi qui joue à cache-cache, se montre et disparaît – c’est une autre perspective qui s’ouvre pour nombre d’entre vous, celle des vacances à venir! Celles de Pâques ont une saveur particulière. Elles ont le goût des réunions en famille, des déjeuners sur l’herbe (c’est encore humide non? Passe-moi la couverture!) et des chasses aux œufs dans une nature frémissante et fragile. Alors à défaut de vous faire rire cette semaine, je tiens juste à vous souhaiter, chères Neuchâteloises et chers Neuchâtelois, de profiter de l’air vivifiant d’avril, de la lumière sur le lac translucide et des couleurs joyeuses des tulipes.